Des poissons de fer pour sauver les poissons de mer

21 septembre 2020

Ils avaient permis de récolter 115m3 de plastique l’année dernière sur les 90 km de côte héraultaise. Les conteneurs en forme de poisson, appelés « poissons gloutons » reviennent en force cet été pour sensibiliser toujours plus de locaux et de touristes à la pollution maritime sur le département de l’Hérault. Mais pas que !

Quand créativité rime avec responsabilité

Avec 11 000 tonnes de détritus qui finissent dans la Méditerranée chaque année (voir notre article « La Mer Méditerranée, une mer pleine de contrastes »), il fallait trouver un moyen ludique et efficace pour contrer cette pollution. Et c’est un retraité breton, Michel Legay, qui a imaginé une astuce. Un poisson fabriqué avec du fil de pêche et une structure en métal. Ce dernier a donné libre accès aux plans de sa création, qui a fait parler d’elle jusqu’en Australie ! C’est finalement le Département de l’Hérault qui a mis en place ces grands conteneurs sur son littoral en 2019. La création de l’animal a été laissée aux soins de France Enseigne et l’habillage en fil de pêche a été confectionné par les personnes en situation de handicap de l’ESAT Thierry Albouy de Béziers.

Des petits poissons à grande gueule

Ils débarquent en nombre cette année, les poissons gloutons. De 4, sur les plages de la Grande-Motte, Frontignan, Agde et Vendres, ils passent à 30 pour espérer collecter 7 fois plus de déchets cet été, soit 800m3. Le département fournit et installe l’animal. Ce sont ensuite les communes et l’intercommunalité qui s’occupent de récupérer les déchets. Puis aux vacanciers de jouer le jeu en jetant leurs poubelles dans la gueule des poissons en métal plutôt que dans la grande bleue. Une initiative qui se déploie et dépasse l’Hérault. A Cannes, Zamenhof le poisson pédagogique a posé ses écailles de fer sur la plage. Sur l’initiative de la mairie et réalisé par Frédéric Delaporte, agent au service Propreté Urbaine, il mesure 2 mètres sur 3 et peut engloutir 2,5 m3 de déchets à lui tout seul. Lui aussi tente de sensibiliser les vacanciers, à la seule différence qu’il est fait de grillage à poule. Une étude du Forum économique et mondial et de la fondation Ellen McArthur rappelle que d’ici 2050 on trouvera plus de plastiques que de poissons dans l’océan.

Petit poisson glouton sur Carnon. Crédit Photo : Christophe Cambon.

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