L’Abeille qui emballe, une machine bien cirée

15 juillet 2020

Leurs regards se sont croisés il y a quatre ans sur un marché en Australie, et depuis, ils ne se sont plus quittés. Guillaume Willm les a alors ramenés sur les bords de la Méditerranée un an et demi plus tard : des emballages à la cire d’abeille écologiques, artisanaux et zéro déchet !

« Avec les abeilles qui meurent, c’est l’humanité qui meurt. » De ce constat, Guillaume Willm en a fait son insecte de bataille. Une lutte qui en rejoint une autre : combattre l’omniprésence du plastique. Au cours de ses nombreux voyages, le Cagnois d’adoption n’a pu que constater l’ampleur des dégâts : « Je vais parfois là où personne n’habite, et pourtant, il y a des tongs, des bouées, des mégots absolument partout… », expose-t-il.

Un mélange de philosophies…

Puis c’est sur un marché en Australie qu’il a ce fameux déclic : il tombe sur des emballages écologiques faits en cire d’abeille. Un véritable coup de foudre : « J’ai trouvé du sens là-dedans, c’était écologique, fait de façon artisanale et la cire d’abeille a des vertus antiseptiques. » Un combo gagnant pour Guillaume qui revient dans sa région pour développer ce produit. Il crée alors une entreprise qui, elle aussi, a du sens à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes : « L’Abeille qui emballe. »

« On peut tous être écolo à notre échelle. » Notre amoureux de la Méditerranée montre la voie en offrant cette alternative aux papiers cellophane et aluminium. Mais il ne s’arrête pas là ! Il privilégie le local en travaillant avec l’apiculteur et membre du Syndicat des miels de Provence et des Alpes du Sud Jean-Louis Lautard, basé au Tignet dans les Alpes-Maritimes. Et quand il ne trouve pas ce qu’il recherche dans la région, Guillaume reste en France : sa résine de pin provient des Landes.

Enfin, son produit est gage d’une démarche zéro déchet ! Cela passe d’abord par une valorisation de la cire : « Il y a 100 kilos de cire tous qui sont inutilisés tous les six mois », précise-t-il. Puis, en fin de vie, il peut être découpé en bandes pour finir dans le compost, ou bien, roulé en petites boules pour en faire des allume-feu.

Vous pouvez choisir d’acheter un seul emballage ou de choisir un pack avec plusieurs tailles et motifs disponibles.

… Et d’ingrédients

Cet emballage n’a rien d’extravagant, la base est un morceau de tissu 100% coton certifié écologique par le label Oeko-Tex 100 : « J’ai parlé avec des couturières parce qu’au début j’avais du mal à découper des carrés bien droits », plaisante-t-il. Pour les motifs choisis, les collections changent tous les deux mois environ, mais Guillaume, amateur de surf, a ses leitmoti-fs de cœur : la mer, avec des baleines, des bouées, des tortues ou des voiliers, la vie sauvage avec des animaux et de la nature, et enfin les fleurs « parce que c’est joyeux et coloré, la couleur permet de mieux faire passer le message. »

Mis à part ça, la recette n’a pas changé en deux ans et demi ! Il enduit à la main ces carrés de tissu de cire d’abeille. Un travail minutieux, fait en plusieurs étapes, auquel il peut se consacrer de 8 h du matin jusqu’à 22 h : « J’aime faire ça, j’ai trouvé un bon équilibre. » A cette cire, Guillaume rajoute de l’huile de jojoba bio « pour son action antiseptique et inodore » et de la résine de pin bio « pour son effet collant. »

Après utilisation, direction une petite douche fraîche pour votre beeswrap.

Il ne reste plus qu’à positionner votre beeswrap autour d’un contenant ou aliment et de chauffer l’emballage avec les mains pour qu’il en prenne la forme. Une à deux secondes suffisent. A force d’utilisations, ce temps s’allongera, et avec lui, la couche de cire s’estompera. Il vous sera alors possible de ré-enduire votre emballage vous-même : « Avec de la cire en paillettes, des tutoriels existent sur internet, ou alors entre deux feuilles de papier sulfurisé, on peut étaler de nouveau la cire pour qu’elle retrouve son homogénéité », conseille notre artisan passionné.

Le produit est bien entendu réutilisable et lavable « avec le côté doux de l’éponge et un peu de savon de Marseille. » Sa durée de vie est fixée à un an par Guillaume, même si ceux chez sa grand-mère sont toujours en activité. Ils ont deux ans et demi !

Pour en savoir +, rendez-vous sur la page Facebook : L’Abeille qui emballe ou sur le site : http://www.labeillequiemballe.fr

Un exemple, parmi tant d’autres, d’utilisation possible de votre beeswrap.

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