L’art comme un roc aux Carrières de Lumières des Baux-de-Provence

24 août 2020

Labellisées « Site naturel classé », ces carrières proposent bien plus qu’un paysage saisissant au cœur des Alpilles. Elles sont devenues, en 2012, l’antre d’expositions numériques immersives. Une façon ludique de découvrir l’art avec la mise en images d’œuvres d’artistes français et étrangers iconiques. Plongez dans ce lieu coupé de la réalité.

Un site inspirant

C’est Jean Cocteau (poète, graphiste, dessinateur, dramaturge et cinéaste français) qui redonne vie au lieu après sa fermeture en 1935. Il est tout bonnement fasciné par les dimensions dantesques de la carrière, à l’époque nommée « carrière des Grands Fonds » dont les piliers font entre 6 et 16 mètres de hauteur. Il va y tourner des passages de son film Le testament d’Orphée. Un virage serré pour le site initialement dédié, à son ouverture en 1800, à l’extraction de calcaire blanc pour construire le château et la cité des Baux-de-Provence. Mais sa réanimation artistique prend véritablement forme en 1977. Pour le scénographe Joseph Svoboda, les immenses murailles, s’étalant sur 4 000 m2, sont le parfait support pour un son et une lumière en diapositive.

Crédit Photo : Virginie Ovessian et Culturespaces.

Des expositions renversantes

La machine est lancée. Et en 2012, l’endroit prend définitivement le nom de « Carrières de Lumières » quand la gestion en est confiée à la société Culturespace. Avec elle, chaque année, un grand nom de l’art est mis à l’honneur. Van Gogh, Picasso, Chagall ou encore Léonard de Vinci ont foulé les murs frais du roc du val d’Enfer. En effet, dans la galerie souterraine il fait entre 14 et 16° seulement.

En ce moment, ce sont les œuvres du peintre catalan Dalí que vous verrez se mouvoir à l’occasion de l’exposition « Dalí, l’énigme sans fin. » Vous serez happé dans son univers fantasque et surnaturel. Ses plus folles compositions surgiront de tous les côtés au rythme des musiques de Pink Floyd. En bref, une véritable immersion dans un spectacle rétrospectif, où Gala, sa femme et muse, et les célèbres montres molles de la Persistance de la mémoire seront de la partie. Mais ce tour ne serait pas complet sans une escale par la bijouterie. Génie de la peinture, l’artiste a également mis sa patte sur des bijoux fascinants de luxe et d’audace.

Crédit photo : E. Spiller et Culturespaces.

Alors que l’exposition numérique s’achève, un hommage à un autre catalan est rendu aux carrières. Ce dernier fut une source d’inspiration pour le peintre à la moustache dressée. « Gaudí, architecte de l’imaginaire » revient sur les réalisations de cet artiste controversé. Qualifiées de provocantes, ses œuvres ont été défendues par Salvador Dalí et sont maintenant inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO comme la Sagrada Família à Barcelone. Les roches vont alors prendre la texture de la mosaïque en verre et en céramique, matériau de prédilection de l’architecte. Là encore, vous en prendrez plein les yeux avec une excellente mise en images. Et en lumières.

 

Les deux expositions sont à voir du 6 mars 2020 au 3 janvier 2021 !

L’accès aux Carrières de Lumières peut se faire en voiture, en train et en avion.

Le site est à moins de 10 minutes à pied du village des Baux-de-Provence, à 15 km au nord-est d’Arles et à 30 km au sud d’Avignon.

La réservation en ligne des visites est fortement conseillée.

Pour en savoir +, suivez le lien.

Pour les tarifs, c’est ici.

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