Les couleurs du street-art au Panier, Marseille : suivez le guide !

19 octobre 2020

Les street artistes ont investi le quartier du Panier à Marseille. Les murs sont maintenant à leur image : colorés, vibrants et engagés. Explorez les rues en quête d’art avec notre parcours dans la cité phocéenne.

Partez de la rue des Cartiers. Sur votre droite, vous tomberez sur celle des Belles Ecuelles et sur l’œuvre de Morf. Le plasticien s’amuse dans un univers surréaliste rempli de cauchemars et de fantasmes. Il y laisse souvent s’y mouvoir une créature psychédélique éprise de solitude. Que cela soit en dessin, sur une fresque, en sculpture, en peinture, en tatouage ou en body-painting, un aspect politique est toujours présent, mais bien dissimulé.

Le personnage de Morf s’assoit sur un banc 5 minutes avec vous.

Une œuvre de Difuz entre songe et réalité.

Continuez sur la rue des Belles Ecuelles jusqu’à la rue Fontaine Neuve qui donne sur la rue Saint-Antoine, c’est ici que vous tomberez nez à nez avec Difuz. Diego Konicheckis de son vrai nom s’est inscrit dans le mouvement graffiti depuis ses 14 ans. Formé à Marseille, il fait évoluer des personnages dans un monde figuratif où le réel et l’imaginaire se fondent et se répondent. Depuis 2009, après un voyage en Amérique du Sud, il dédie uniquement son art à la peinture et à l’illustration.

Longez la rue Saint-Antoine jusqu’au bout puis tournez à gauche sur la rue des Mauvestis. Vous atteindrez alors la rue du Panier que vous commencerez par la droite. A la fin de cette voie, prenez à gauche sur la rue Sainte-Françoise. Vous découvrirez alors la réalisation de Nhobi. Brésilien d’origine, Marseillais d’adoption, l’artiste allie les deux mondes dans ses œuvres. Une interculturalité qui le caractérise ainsi que la distorsion de la réalité, la rencontre avec l’imaginaire et l’explosion de couleurs. Son coup de crayon naïf lui permet de se rapprocher de l’enfance tout en abordant des thèmes plus complexes.

Rencontre détonante entre Marseille et les favelas brésiliennes.

Ici, une collaboration de Gamo avec l’artiste Asha.

Poursuivez sur la rue Sainte-Françoise jusqu’à celle de la Fontaine de Caylus sur votre gauche. Vous apercevrez alors l’une des nombreuses peintures colorées de Pierre, alias Gamo. Né à Marseille, il peint son quartier natal le Panier à la bombe depuis six ans. Avec son trait incisif et l’utilisation de couleurs vives, il donne vie à divers personnages loufoques.

Continuez cette voie jusqu’à trouver sur votre gauche la traverse Fontaine de Caylus. Vous tomberez alors sur la rue des Repenties, prenez à gauche puis la première à droite. Au bout de ce chemin, vous arriverez à la traverse Baussenque et atteindrez l’œuvre de Asha. L’artiste est arrivé à Marseille en 2000 et a fait ses débuts dans le quartier du Panier avec des lettrages et des graffitis. Maintenant, il laisse aussi exploser son travail coloré sur toile. Le Normand d’origine est l’organisateur de visites guidées dans son quartier marseillais pour faire découvrir les réalisations des artistes marseillais.

Asha montre la voie.

Les portraits féminins de Manyoly ont investi plusieurs grandes villes du monde comme Murcia ou Londres.

En marchant un peu plus loin, vous découvrirez la rue des Honneurs, prenez-la à droite et vous arriverez sur la rue du Refuge. C’est ici que se trouve une œuvre de Manyoly. C’est après un voyage en solitaire à Singapour que la jeune artiste autodidacte décide de dessiner les portraits de femmes croisées au hasard. Si elle commence sur toile, Manyoly explore bientôt la rue pour y peindre ses visages colorés et déclencher ces mêmes rencontres inattendues.

Suivez la rue du Refuge pour aboutir à la montée des Accoules. Sur votre droite vous dénicherez le dernier artiste. Eddie Colla applique sur les murs des collages travaillés en atelier qu’il vient rehausser à la peinture. Son expérience dans la photo lui permet de rendre un travail d’une très grande précision. Ses personnages sont réalistes, teintés de cuivre et de couleurs sombres. Leurs expressions restent froides et impassibles, pourtant un danger (écologique ?) semble les menacer.

Rien n’arrête les réalisations d’Eddie Colla.

Votre trajet est à présent terminé, mais n’hésitez pas à continuer votre balade. Bien d’autres œuvres ont adopté les ruelles marseillaises, alors ouvrez l’œil et laissez-vous surprendre.

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