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Plongez avec le CESTMed pour la sauvegarde des tortues marines de Méditerranée !

8 novembre 2021

Jean-Baptiste, directeur du Centre d’Étude et de Sauvegarde des Tortues Marines de Méditerranée (CESTMed), expose pour deltA l’importance de la protection des tortues marines de Méditerranée et ses projets d’avenir pour le règne animal marin.

Passionné par la mer et le monde sous-marin, Jean-Baptiste a toujours été au contact de l’eau : marin pêcheur, il a également travaillé sur les catamarans touristiques, avant de débarquer au Seaquarium du Grau-du-Roi au début des années 2000 en tant que plongeur.

D’abord en charge de la nutrition des tortues dans leurs bassins, Jean-Baptiste est rapidement devenu un homme de terrain. Allant régulièrement sur les bateaux de pêche pour récupérer des espèces spécifiques de poissons, il a été confronté à un problème majeur : de nombreuses tortues blessées ou perdues étaient découvertes lors de ces excursions. Les tortues ont donc fait leur entrée au Seaquarium afin de bénéficier de repos dans des bassins de rétablissements.

Le bouche-à-oreille faisant fortement effet dans la sphère maritime, de Monaco à Perpignan, la demande d’aide provenant des pêcheurs a explosé, et la sauvegarde des tortues est devenu un travail à plein temps.

C’est ainsi qu’est né le Centre d’Études et de Sauvegarde des Tortues Marines de Méditerranée (CESTMed) en 2003, au sein des locaux du Seaquarium du Grau-du-Roi.

Jean-Baptiste, directeur du CESTMed

Un sauveteur du CESTMed s’occupe d’une tortue.

Accueillir, protéger, soigner et étudier au CESTMed

Officiellement reconnu « centre de soins des tortues marines sur le littoral méditerranéen français » en 2007, le CESTMed a pour mission d’accueillir les tortues blessées et/ou victime d’un échouage ou d’une capture accidentelle dans des filets de pêche, mais aussi de les soigner, et les étudier pour protéger durablement les espèces.

Le centre a également développé un centre de réhabilitation pour réhabituer les tortues aux espaces naturels et leurs écosystèmes avant de reprendre le large. Étant membre du Réseau des Tortues Marines de Méditerranée Française, le CESTmed est habilité à relâcher les tortues en mer lorsqu’elles sont soignées.

3 salariés, 50 bénévoles et 400 adhérents participent aujourd’hui au sauvetage et à la protection des tortues marines de méditerranée. Il est ainsi question de donner à manger aux tortues, faire des soins, participer aux programmes en mer et sur les plages et tenir des stands d’information lors de manifestations.

À titre d’exemple de mission, le Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN) de Paris a missionné le CESTMed pour participer à un programme de balisage en mer, où les équipes du centre capturent les tortues, les appareillent et les relâchent. Les tortues sont alors étudiées au plus près, sans que l’humain n’ait d’impact sur leur vie.

Par ailleurs, certaines actions sont également des sources de financement pour le centre. Les stages éco volontaires en sont l’exemple phare. Ces missions en mer sont destinées aux amateurs du grand large qui veulent donner du sens à leurs vacances : cette aventure marine nourrit des programmes scientifiques par le biais de l’observation des tortues de mer. Tout en participant activement à la protection des tortues, les participants auront la chance de découvrir d’autres espèces animales côtoyant les mers de la Méditerranée.

Des traces de ponte sur le sable.
Une tortue Caouanne.

Des ambitions à la hauteur de l’urgence environnementale

Le Centre s’agrandit avec l’ouverture prochaine d’un nouveau centre à la Grande-Motte qui aura pour rôle d’accueillir les tortues non ou peu blessées, mais aussi et surtout d’être un véritable lieu d’échange autour de la tortue. Un espace muséographique sera mis en place pour sensibiliser les populations à l’importance de protéger les tortues et leurs espaces naturels.

De manière plus générale, cet établissement aura pour vocation de faire prendre conscience aux visiteurs de la fragilité de la mer Méditerranée et de l’urgence à prendre soin d’autres espèces, tout aussi en danger, comme les requins, les hippocampes, ou encore les phoques moines qui sont en danger d’extinction et qu’on ne retrouve plus qu’en Grèce.

De ce fait, le centre du Grau-du-Roi deviendrait un lieu de soins à part entière avec notamment du matériel médical, évolution du local actuel en un véritable hôpital pour tortues.

Il y a 20 ans, National Geographic avait collaboré avec Jean-Baptiste dans le cadre d’essais de leurs premières caméras sous-marines. Une caméra d’environ 3 kgs avait été fixée sur une tortue, et avait permis de suivre son quotidien : alimentation, respiration, plongée dans les fonds marins, et découverte des bateaux depuis le fond de l’eau.

Depuis, Jean-Baptiste a su faire de la protection des tortues marines en méditerranée un objectif impliquant toutes les parties prenantes du littoral : institutions, marins, et riverains. L’ouverture du nouveau centre va amorcer d’autres ambitions liées à la sauvegarde du règne animal marin.

Une tortue au centre de soins du Grau-du-Roi.

Informations pratiques

CESTMed

Avenue du Palais de la Mer

30240 Le Grau-du-Roi

contact@cestmed.org

06 42 51 15 28

Pour organiser une sortie pédagogique ou pour faire du bénévolat :

Mail : pedago@cestmed.org

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